Les traumatismes vécus, l’isolement, les ruptures identitaires, culturelles et affectives ainsi que les conditions de vie auxquelles certaines personnes sont confrontées engendrent stress, perte de repères et épuisement physique. Ces situations altèrent leurs capacités d’élaboration, de pensée critique et de prise de décision constructive. Cette population est également confrontée à de nombreux facteurs de risques (réseaux de prostitution et de traite, addictions, trafics…).
L’art-thérapie stimule les capacités esthétiques et artistiques des personnes en situation de précarité. En leur permettant de contempler des œuvres d’art, de peindre ou de faire des collages, de la musique, du théâtre…, l’art-thérapeute leur propose de renouer avec le plaisir, composante essentielle de l’existence. Elles retrouvent aussi leur capacité à faire confiance.
Alors que la précarité isole les personnes, entrave leurs capacités relationnelles, l’atelier d’art-thérapie leur permet de s’exprimer à leur manière, de se libérer par le biais de la création ou par la parole. Tout en créant, et grâce au climat de confiance créé par l’art-thérapeute, la personne recommence à dialoguer, à échanger avec les autres participants.
Les capacités cognitives sont également stimulées : les personnes se remettent à réfléchir, imaginer, projeter et améliorent leur capacité de concentration. Les personnes en situation de précarité sont souvent sans activité et s’engager dans un projet s’avère très bénéfique.
La pratique artistique, dans un cadre sécurisant et sans pression, stimule la curiosité des personnes et leur procure beaucoup de plaisir, favorisant leur estime de soi.
Grâce à l’accompagnement de l’art-thérapeute, les personnes avancent dans la réalisation de leur projet, leur confiance en soi s’améliore. Au fur et à mesure des productions, elles progressent dans les savoirs-faire et s’affirment de plus en plus.